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A propos

Témoigner du réel, à pas feutrés...

 

Photographe professionnelle depuis 16 ans, mais pas que !

Sophie est basée en sud Ardèche à Lablachère. Photojournaliste depuis 2005, elle s’intéresse principalement aux sujets qui font sens, aux témoignages, aux mouvements sociaux et sociétaux. Elle travaille également sur certains projets avec les professionnels et les particuliers.

Correspondante de presse depuis 2021, enseignante en danse depuis 2012, Sophie est également maman de deux enfants depuis 2004. Elle vibre au travers de différentes activités essentielles à son épanouissement.

Par la photo elle a trouvé le moyen de garder un sentiment fort, d’inscrire des instants de vie, de témoigner de sa réalité, du vivant et le préserver à jamais. Ce qui lui importe le plus est de s’investir dans des projets qui font sens, de rapporter les faits et les choses telles qu’ils se sont déroulés, comme un patrimoine.

En d’autres termes, Sophie communique : la danse, l’écriture et la photographie. Raconter, témoigner, capturer l’instant des événements avec soin et esthétisme.

« La photographie est un fragment de temps qui ne reviendra pas. » Martine Franck

Parcours photographique

Elle fait ses premières armes avec son entourage en proposant des séances intimistes. Elle essaie d’en sortir  des clichés pleins de pudeur et touche au fragile, au vulnérable de chacun. La photo prend sens et c’est ainsi qu’elle y trouve un réel intérêt et y donne de la valeur.

Le marché économique l’oriente vers les photos de mariages abordés sous la forme de reportages. Dès 2005 elle se professionnalise, intègre la WPJA, sera primée de quelques images puis la quitte. Elle traite aussi la photo de maternité.,

« La photographie est l’art de montrer de combien de moments éphémères la vie est faite. » Marcel Proust

« Ce que la photographie reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois.” Roland Barthes

Avec les particuliers, elle cherche à capter l’essence se tout un chacun, l’unique, le singulier. Révéler le sublime est son leitmotiv, toujours dans le respect et la pudeur. Elle cherche à montrer autrui comme il ne s’est peut être jamais vu, espérant transformer son propre regard : l’éphémère capturé.

La vie lui propose quelques aventures cinématographiques où elle assure les images de plateau comme les coulisses du tournage… Notamment le tournage de « Boissel » qu’elle exposera en 2012. La photo d’entreprise arrive parallèlement…

Enfin c’est par la rencontre d’un amoureux de la nature qu’elle saisit qu’il est tout à fait possible de retrouver ce sensible, cet intime, ce merveilleux au travers du vivant qui nous entoure. Elle témoigne d’une réalité aussi sublime qu’insoupçonnable : l’infiniment petit qu’elle exposera en 2018 sous le nom « Au coeur de l’intime ».

Photographe engagée

Mais c’est dans le photojournalisme qu’elle se réalise, s’épanouit vraiment et pleinement. Elle ose enfin se confronter à des sujets durs, poignants, bouleversants. Rapporter les histoires des autres. Témoigner du réel. Ce que l’on préfère cacher, l’indicible.

Sophie est guidée par le sentiment profond que ses actions doivent avoir un sens, que nous avons au moins une vie pour apprendre, nous construire, devenir meilleur et gagner en conscience.


Faire sens

Depuis le mois de mai 2020, en pleine période COVID, le travail de Sophie s’est ancré au plus proche des soignants et des patients, en particulier au cœur des services de médecine, des urgences et de réanimation du Centre Hospitalier d’Alès-Cévennes.

Elle présentera l’essence de cinq reportages dans l’exposition itinérante : « Ce supplément d’âme » (à compter du 15 septembre 2021), pendant 3 ans dans le bassin Alésien.

Le fondement de ces reportages est la mise en lumière des travailleurs de l’ombre, ces nombreux acteurs des soins sous toutes leurs formes.
Ses images réalisées au fil de l’eau expriment une quête de sens, de continuité, une intention, un souhait de saisir le public, d’interpeller, d’interroger, de toucher, de bousculer les consciences, de déranger le confort du quotidien et de questionner l’individualisme dans le rapport à chacun. L’esthétique et l’émotion que dégagent les images atténuent le choc de ce questionnement.
Ses photos revendiquent un engagement impliquant parfois santé physique et psychique au service d’autrui : l’abnégation.

Au fil du temps, ces chroniques révèlent les liens tissés entre les soignants, illuminent chaque protagoniste, subliment les métiers dans la justesse des gestes quotidiens. Elles font ressentir l’évolution de chacune des spécialités en qualité d’entité. Elles évoquent également le rapport au corps, les moments charnières et les cycles de vie, la finitude. Cinq volets où elle fait face à ses démons et raconte le quotidien du personnel hospitalier. Un équilibre entre ce qu’elle observe et ce qu’on lui livre.

L’exposition est le synopsis de ces cinq ouvrages : autant d’histoires dont la réunion constitue une oeuvre, une saga qui raconte le sens et l’exigence de la démarche de Sophie ; sa sensibilité, l’esprit de son engagement envers ces soignants qui ont su l’accepter, se livrer et lui accorder leur confiance.

Sophie Le Droumaguet

 

 

 

Collaboration

Témoignage

 

Merci à Sophie pour sa sensibilité, parfois sa mise en danger, son respect et son regard pour capter l’indicible… La crise sanitaire, économique et sociale a permis que nos chemins se rencontrent… L’utilité commune est un concept toujours d’actualité et qui ne souffre pas, lui, du risque de se périmer, mais exige réflexion et doit être reconsidérée à la lumière des événements présents de cette « crise», nous avions oublié nos fondamentaux, nos valeurs mais « les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune», nous les retrouverons… Son plus beau cadeau «lorsqu’une de nos infirmières qui n’a pas participé au reportage lui fait un « HUG » et dit « Je me suis reconnu dans tes photos, à travers ton regard, tu fais partie de notre famille ». Je suis sûr que d’autres personnes ou métiers de l’ombre auront la chance de croiser son objectif et de profiter de cette éphémère mise en lumière…

“Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le coeur.” Henri Cartier Bresson.

Serge SIRVAIN, Gériatre, chef de service en court séjour au CH d’Alès.